Monter le Mont : la course de montée du 27 août 2010

Il y a des courses qui se résument à leur nom. Le vendredi 27 août 2010, la montée du Mont-Sainte-Anne consistait à partir du pied de la montagne et à arriver au sommet, le plus vite possible, à vélo ou en courant. Ouverte à tous, elle servait aussi de prologue au raid du week-end.
Le principe
Les courses de montée sont un classique des stations de ski en été. Le parcours suit le chemin d'accès qu'empruntent les véhicules d'entretien, une piste large et régulière qui serpente jusqu'au sommet. Il n'y a pas de difficulté technique à proprement parler : tout se joue sur la capacité à tenir un effort long et intense, sans répit. Sur une montagne de 625 mètres de dénivelé, cela représente plusieurs dizaines de minutes de souffrance pour un amateur entraîné.
L'épreuve accueillait à la fois des cyclistes et des coureurs à pied, chacun dans son classement. Sur les pentes les plus raides, les meilleurs coureurs à pied ne sont pas loin des cyclistes, ce qui donne à ces épreuves mixtes un côté ludique.
Pourquoi pas de descente en 2010
Lors d'éditions précédentes, l'épreuve comprenait une montée puis une descente chronométrée. En 2010, l'organisation avait renoncé au volet descente : fin août, les journées raccourcissent, et une descente en fin d'après-midi, dans la lumière déclinante, posait un problème de sécurité. L'organisation envisageait alors de revenir à la formule complète si l'épreuve se tenait au mois de juin, quand les jours sont longs.
C'est un bon exemple des arbitrages qu'imposent les courses de montagne : un format peut être excellent sur le papier et inadapté à la date ou à l'heure où il se court.
Un prologue pour le raid
En 2010, la montée faisait office de première étape du raid en trois étapes. Les participants inscrits au cumulatif enchaînaient donc la montée du vendredi, la liaison du samedi depuis Québec ou Château-Richer, puis la boucle du dimanche. Mais l'inscription à la seule montée restait possible, pour ceux qui voulaient simplement se mesurer à la montagne.
Se préparer à une course de montée
- Connaître l'effort : une montée de ce type ressemble à un contre-la-montre de 30 à 60 minutes. Les séances d'intervalles longues, en côte, sont la meilleure préparation.
- Alléger le vélo : pneus roulants, pression un peu plus élevée, rien d'inutile dans les poches. Un vélo de cross-country semi-rigide est l'outil idéal.
- Choisir le bon braquet : mieux vaut garder des vitesses de réserve pour les passages les plus raides que de devoir mettre pied à terre.
- Partir prudemment : l'erreur classique consiste à s'envoler dans les premières minutes et à payer l'addition dans la seconde moitié.
- Prévoir la redescente : au sommet, il fait souvent plus frais et plus venteux. Un vêtement sec et coupe-vent, transporté par l'organisation ou porté sur soi, n'est pas un luxe.
L'inscription
Pour savoir comment se déroulait l'inscription à ce type d'épreuve et ce qu'il faut vérifier avant de s'engager dans une course de montée aujourd'hui, voir notre page « S'inscrire à une course de montée ».
Sources
- Page d'information de l'épreuve publiée par le comité organisateur en 2010 (archives Internet) : date, parcours par le chemin d'accès, retrait du volet descente, rôle de prologue.
- Wikipédia (fr), « Mont-Sainte-Anne » : altitude et dénivelé.