Le Mont et la région

Le Mont-Sainte-Anne, montagne de vélo de la Côte-de-Beaupré

Le Mont et la région · · Publié le 2026-11-04

Vue aérienne du mont Sainte-Anne enneigé, avec le village de la station à son pied
Le mont Sainte-Anne et le village de la station, vus du ciel. Photo : Gabriel Picard, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Vu de l'île d'Orléans ou de la route 138, le Mont-Sainte-Anne ressemble à beaucoup de montagnes des Laurentides : un dôme boisé, strié de pistes de ski. C'est pourtant l'un des noms les plus connus du vélo de montagne mondial. Voici ce qu'il faut savoir sur le lieu lui-même.

Où se trouve-t-il ?

Le mont se dresse sur le territoire de Beaupré, dans la MRC de La Côte-de-Beaupré, à environ 40 kilomètres à l'est de la ville de Québec. Il appartient au massif des Laurentides, qui longe ici la rive nord du Saint-Laurent. On y accède depuis Québec par l'autoroute Dufferin-Montmorency puis la route 138, qui traverse les vieilles paroisses de la côte, Château-Richer et Sainte-Anne-de-Beaupré, avant de rejoindre la route 360 vers la station.

La Côte-de-Beaupré est l'une des plus anciennes zones de peuplement européen en Amérique du Nord : la seigneurie de Beaupré date du XVIIe siècle, et le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré attire des pèlerins depuis plus de trois cents ans. Le Mont-Sainte-Anne, lui, ne devient une destination qu'avec le ski, au milieu du XXe siècle.

Le relief en chiffres

Ces chiffres expliquent l'intérêt des organisateurs de courses. Une descente de plus de 600 mètres de dénivelé permet un tracé long et varié ; les chemins d'entretien des pistes donnent des montées régulières pour le cross-country ; la forêt mixte qui couvre les flancs offre racines, roches et passages étroits. Le centre de ski de fond, situé à quelques kilomètres de la station alpine, ajoute un vaste réseau de sentiers plus doux.

Une station publique devenue privée

La station ouvre le 16 janvier 1966 avec dix pistes et quatre remontées, propriété de la ville de Beaupré. Le gouvernement du Québec en prend possession en 1970 et crée le parc du Mont-Sainte-Anne. En 1985, la gestion passe à la Sépaq, la société d'État qui administre les parcs et réserves du Québec. En 1994, le gouvernement annonce sa vente à des intérêts privés dans le cadre d'un programme de privatisation ; la station changera encore de propriétaire en 1999. Cette histoire explique en partie pourquoi le vélo y a trouvé sa place : une station de ski privée cherche à remplir ses remontées l'été.

Le vélo de montagne, depuis le début

Le Mont-Sainte-Anne reçoit la Coupe du monde de vélo de montagne depuis 1991, c'est-à-dire presque depuis la création du circuit. Il a accueilli les championnats du monde en septembre 1998, en septembre 2010 et à nouveau en 2019. Peu de sites au monde peuvent revendiquer une telle continuité. Pour les coureurs, le nom évoque une piste de descente exigeante et un cross-country technique ; pour les spectateurs, une base de station facile d'accès où l'on voit une bonne partie des parcours.

Au fil des ans, la station a aussi développé un réseau de sentiers ouvert au public pendant la belle saison, ce qui permet aux cyclistes de passage de rouler sur une partie des tracés devenus célèbres. Les conditions d'accès, les tarifs et l'état des sentiers changent d'une saison à l'autre : renseignez-vous directement auprès de la station avant de vous déplacer.

L'hiver, l'autre saison

La montagne reste avant tout un domaine skiable : 71 pistes réparties sur trois versants, 222 hectares, neuf remontées mécaniques. Elle a accueilli des épreuves de Coupe du monde de ski alpin entre 1969 et 1990, et son centre de ski de fond aligne près de 200 kilomètres de pistes classiques. La télécabine, l'un des plus anciens appareils de ce type encore en service au pays, a été fermée pendant près de quatre mois après un incident en décembre 2022.

Pour aller plus loin

Sources