Au cœur de l'action : les postes de bénévoles sur une course de VTT

« Bénévole » recouvre des métiers très différents. Sur une grande course de vélo de montagne comme les Mondiaux de 2010, certains passent la journée seuls dans la forêt, d'autres derrière un comptoir ou au volant d'une navette. Voici les principaux postes, ce qu'ils demandent et à qui ils conviennent.
Sur le parcours
Signaleur
C'est le poste le plus nombreux. Le signaleur se tient à un croisement, à un passage de public ou dans une section délicate. Il veille à ce que personne ne traverse au mauvais moment, signale les chutes à la radio ou au chef de secteur et agite un drapeau jaune quand un coureur est à terre. Il faut accepter de rester plusieurs heures au même endroit, par tous les temps, et oser dire non à un spectateur. En échange, la vue sur la course est imbattable.
Patrouille et balisage
Avant les entraînements, des équipes posent rubans, piquets et panneaux, vérifient les filets de protection et retirent les branches tombées. Après chaque journée, elles réparent ce que les vélos et la pluie ont abîmé. Ce travail demande une bonne condition physique et de bonnes chaussures, mais il est souvent le plus apprécié des cyclistes du coin, qui connaissent déjà les sentiers.
Zones techniques et ravitaillement
En cross-country, des zones permettent aux équipes de donner des bidons et de dépanner les coureurs. Les bénévoles y contrôlent les accès : seules les personnes accréditées y entrent, et les règles de l'UCI encadrent précisément ce qui y est permis.
Autour de la course
Départ et arrivée
Mise en grille, contrôle des dossards, gestion des coureurs après la ligne, accompagnement vers le podium ou le contrôle antidopage : ces postes exigent de la rigueur et, souvent, quelques mots d'anglais.
Accréditation et accueil
Remise des badges aux équipes, aux médias et aux autres bénévoles ; information au public ; gestion des objets perdus. Un poste abrité, adapté à ceux qui ne veulent pas marcher en forêt, mais qui demande de la patience aux heures de pointe.
Transport
Conduite de navettes entre les hébergements, l'aéroport et le site, ou entre la base et le haut de la piste de descente. Permis valide, conduite prudente et ponctualité sont indispensables.
Environnement
Tri des déchets, sensibilisation des spectateurs, propreté du site. Sur un événement qui se veut écoresponsable, ces bénévoles font la différence entre une intention affichée et un résultat réel. Voir notre page sur la démarche environnementale.
Avant de choisir
- Votre forme physique : un poste en forêt suppose de monter à pied et de rester debout longtemps.
- Vos disponibilités : les postes de parcours commencent tôt, dès les premiers entraînements du matin.
- Vos langues : l'accueil des délégations se fait souvent en anglais.
- Votre âge : les événements fixent un âge minimum, souvent 16 ans, parfois 18 pour la conduite ou les postes de sécurité.
- Le cadre : demandez qui sera votre responsable, combien de temps durera votre quart et ce qui est prévu en cas de pluie ou de blessure.
Une expérience qui se prépare
Le bon réflexe consiste à arriver en avance la première journée, repérer son poste, les sorties de secours et le chemin vers le point de ralliement, et noter le numéro ou le canal radio de son responsable. Les journées sont longues : eau, crème solaire, vêtement de pluie et collation font partie de l'équipement. Enfin, un bénévole ne commente pas l'état d'un coureur blessé auprès du public ni sur les réseaux sociaux ; il passe le relais aux secours.
Pour la vue d'ensemble sur le rôle des bénévoles et la façon de s'engager aujourd'hui, revenez à notre page sur le bénévolat dans les grands événements.
Sources
- Union cycliste internationale, Règlement du sport cycliste, titre IV (vélo de montagne) : zones techniques, sécurité des parcours.
- Bénévoles Canada, Code canadien du bénévolat : encadrement, formation et sécurité des bénévoles.