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Descente : la dernière journée des Mondiaux 2010

Les épreuves · · Publié le 2026-11-04

Pilote de descente sur une piste de ski en forêt
Course de descente sur une piste de ski boisée (photo d'illustration, hors Mondiaux 2010). Photo : Paul Jerry, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons.

Le dimanche 5 septembre 2010, la descente a fermé les championnats. Juniors et élites, femmes et hommes, ont dévalé le Mont-Sainte-Anne un par un, chronomètre en main. Pour le public québécois, la journée a offert deux moments forts : une médaille d'argent canadienne chez les élites et un titre mondial junior pour une jeune pilote du pays.

Une course contre la montre, pas contre les autres

La descente est un contre-la-montre individuel. Pas de départ groupé, pas de dépassement à négocier : chaque pilote part seul du sommet et le meilleur temps l'emporte. Aux championnats, la semaine s'organise autour de cette unique manche décisive. Viennent d'abord les séances d'entraînement, où chacun apprend la piste et règle ses suspensions, puis une séance chronométrée qui fixe l'ordre de départ de la finale. Les moins rapides partent en premier, les favoris en dernier : le classement reste ouvert jusqu'aux toutes dernières descentes.

En 2010, la séance chronométrée officielle a eu lieu le jeudi 2 septembre, trois jours avant les finales. Sur une montagne où la météo change vite, ce délai pèse : une piste sèche à l'entraînement peut se transformer en patinoire de racines le jour J.

Une piste réputée usante

La descente du Mont-Sainte-Anne compte parmi les plus anciennes du circuit international. Elle traverse le domaine skiable en alternant passages ouverts très rapides et sections boisées où racines et dalles de granit se succèdent. Les pilotes la décrivent volontiers comme épuisante : peu d'endroits pour souffler, et des jardins de roches qui sanctionnent la moindre erreur de trajectoire. La gagnante junior a mis un peu moins de six minutes à boucler sa manche, ce qui donne une idée de la longueur de l'effort pour des athlètes de 17 ou 18 ans.

Podiums élites

CatégorieOrArgentBronze
Élite hommesSam Hill (Australie)Steve Smith (Canada)Greg Minnaar (Afrique du Sud)
Élite femmesTracy Moseley (Grande-Bretagne)Sabrina Jonnier (France)Emmeline Ragot (France)

L'Australien Sam Hill a ajouté un troisième titre élite à ceux de 2006 et 2007. Derrière lui, le Canadien Steve Smith, originaire de l'île de Vancouver, a pris l'argent sous les acclamations ; il remportera la Coupe du monde en 2013 et disparaîtra en 2016. Chez les femmes, la Britannique Tracy Moseley a décroché son unique titre mondial de descente, devant les Françaises Sabrina Jonnier et Emmeline Ragot. Jonnier venait pourtant de gagner le classement général de la Coupe du monde : un championnat se joue sur une manche, et la saison ne garantit rien.

Podiums juniors

CatégorieOrArgentBronze
Juniors hommesTroy Brosnan (Australie)Neko Mulally (États-Unis)Lewis Buchanan (Grande-Bretagne)
Juniors femmesLauren Rosser (Canada)Fanny Lombard (France)Julie Berteaux (France)

La Canadienne Lauren Rosser s'est imposée avec près de quatorze secondes d'avance, un écart considérable en descente. Chez les garçons, l'Australien Troy Brosnan a gagné avant de devenir, dans la décennie suivante, l'un des pilotes les plus réguliers de la Coupe du monde.

La saison autour du Mondial

La Coupe du monde de descente 2010 a compté six manches, de Maribor en mai à Windham, dans l'État de New York, le 29 août, soit une semaine avant les championnats. Gee Atherton et Greg Minnaar y ont gagné deux manches chacun, et Atherton a remporté le classement général. Le titre mondial lui a échappé : c'est le propre d'une course d'un jour.

Le matériel de l'époque

En 2010, un vélo de descente roulait sur des roues de 26 pouces, avec environ 200 mm de débattement à l'avant et à l'arrière et une fourche à double té. Les roues plus grandes ne se sont généralisées en descente que plusieurs années plus tard. Casque intégral, protections et masque faisaient déjà partie de la tenue normale, et le règlement imposait le casque à l'entraînement comme en course.

Pour les autres disciplines, voir nos pages sur le cross-country, le 4-cross et le trial.

Sources