La Freeride Cup : cinq heures pour accumuler des kilomètres

Le samedi 21 août 2010, deux semaines avant les championnats du monde, le Mont-Sainte-Anne a accueilli une épreuve au format original : la Freeride Cup. Le principe tenait en une phrase : en cinq heures, parcourir le plus de kilomètres possible sur les pistes de la montagne, en vélo de descente ou en vélo de cross-country.
Un format d'endurance pour la gravité
Les épreuves d'endurance à durée fixe existent depuis longtemps en vélo de montagne : courses de 6, 12 ou 24 heures, en solo ou en relais, où l'on additionne les tours d'un même circuit. La Freeride Cup reprenait cette idée en l'appliquant au terrain de la descente. Les remontées mécaniques montaient les participants au sommet ; chacun choisissait ensuite sa piste pour redescendre, et chaque descente ajoutait des kilomètres à son total.
Le format posait un vrai problème de stratégie. Les pistes n'ont pas toutes la même longueur ni la même difficulté. Une longue piste facile rapporte des kilomètres, mais une piste courte et raide permet peut-être de reprendre plus vite la remontée. Il fallait aussi tenir compte des files d'attente, de la fatigue des bras et des mains, qui s'installe vite en descente, et du risque de chute, qui pouvait mettre fin à la journée. Le règlement de 2010 précisait l'ordre et le choix des pistes admissibles ; nous n'en avons pas trouvé de version complète vérifiable.
Descente ou cross-country ?
L'épreuve était ouverte aux deux types de vélos, ce qui la rendait intéressante. Un vélo de descente, avec ses grands débattements, va plus vite dans les sections cassantes et fatigue moins le pilote sur les chocs. Un vélo de cross-country, plus léger, se manie plus facilement et peut être plus efficace sur les pistes roulantes. Sur cinq heures, ce compromis entre vitesse et économie d'énergie donnait des courses très différentes d'un participant à l'autre.
Une manière de découvrir la montagne
Pour les amateurs, la Freeride Cup était surtout l'occasion de rouler toute une journée sur le domaine de descente du Mont-Sainte-Anne, celui-là même où se courent les manches de Coupe du monde, dans le cadre d'une épreuve organisée plutôt qu'en sortie libre. Organisée le même jour que les championnats québécois de cross-country, elle faisait partie de la longue mise en jambes qui précédait les Mondiaux ; voir le programme complet.
Conseils pour une épreuve d'endurance en descente
- Protégez vos mains : gants épais, poignées confortables et leviers de frein bien réglés limitent les crampes.
- Gérez vos suspensions : un réglage un peu plus souple que pour une course courte réduit la fatigue.
- Mangez dans les remontées : c'est le seul moment de repos ; profitez-en pour boire et manger.
- Restez lucide : la plupart des chutes surviennent en fin d'épreuve, quand la concentration baisse.
- Vérifiez votre vélo : plaquettes de frein et pneus s'usent très vite sur cinq heures de descente ; prévoyez des pièces de rechange.
Pour aller plus loin
Pour comprendre la discipline reine de la gravité, lisez notre page sur la descente des Mondiaux 2010. Les autres épreuves ouvertes au public, la montée du Mont et le raid, sont décrites dans la même rubrique.
Sources
- Page d'information de l'épreuve et programme général publiés par le comité organisateur en 2010 (archives Internet) : date, durée de cinq heures, vélos admis.
- Wikipédia (fr), « Vélo de montagne » : formats d'endurance (6, 12 et 24 heures).